La France, l’OTAN et l’Occident – à la marge du rapport Védrine

La Lettre Sentinel n°47, octobre 2007

Language of the original publication: French

Dans son Rapport sur la France et la mondialisation, rédigé à la demande du Président de la République, Hubert Védrine aborde la question de l’OTAN à l’intérieur du chapitre consacré à « L’option atlantiste/occidentaliste ». Fort à propos, l’ex-ministre des Affaires étrangères distingue cette dernière de « la politique normale d’amitié et de coopération avec les Etats-Unis », et la décrit comme « une réorientation en profondeur » qui s’inscrit dans le schéma du choc des civilisations : « Menacés, les Occidentaux devraient se serrer les coudes ». C’est en effet l’un des trois arguments le plus souvent invoqués pour plaider la cause du « retour de la France dans l’OTAN ». Après une démonstration de la vacuité de chacun d’eux, Védrine pose la question de la réciprocité – un des thèmes favoris du Président. Dans ce cas précis, l’équation est simple : en échange de son « retour », la France est en droit d’exiger des contreparties substantielles. Si substantielles, ajoutons-le, que l’on peut s’interroger sur les ressorts (aveuglement/ignorance ou calcul habile ?) du mouvement qui vient d’être amorcé par le gouvernement.

Le texte intégral est disponible sur le site de La Lettre Sentinel.

(Hajnalka Vincze, La France, l’OTAN et l’Occident – à la marge du rapport Védrine, La Lettre Sentinel n°47, octobre 2007, 16,000 characters)