Opérations et missions
En mars dernier, le Président en exercice du Comité politique et de sécurité[2] de l’UE a noté devant l’Assemblée de l’UEO que les « diverses opérations et missions constituent le point de référence pour évaluer le succès de la PESD ». S’il n’a pas eu tout à fait tort, sa remarque n’en risque pas moins de fausser le tableau. Elle perpétue surtout une conception qui réduirait la Défense européenne à une entreprise expéditionnaire. Certes, les opérations sont la partie la plus visible de la PESC/PESD (une sorte de preuve de l’existence de l’Union comme « acteur global ») qui permet, de surcroît, des retours d’expérience et un processus de socialisation permanent. Mais le volet « opérations » a une autre fonction, plus subtile : il apparaît comme un paravent derrière lequel peuvent s’accomplir, si la volonté y est, de réels progrès dans le sens d’une politique de dé
(Hajnalka Vincze, Bilan 2007 de la politique de sécurité et de défense de l’Union européenne, Défense & Stratégie n°22, janvier 2008, 27,000 characters)
Full text: http://mjp.univ-perp.fr/defense/ds22.pdf