Hajnalka VINCZE is a security policy researcher specialized in European and transatlantic issues. Her analyses deal with intra-European and Euro-American power relations, with a particular emphasis on the strategic dimension
and the technological-industrial basis. She takes position in favour
of an autonomous, political Europe. Her commitment to the
preservation and promotion of the European model makes
her a long-time advocate of the core Europe concept.

"Our strength as a nation state will continue to be challenged by those who employ a strategy of the weak focusing on international fora, judicial processes and terrorism." (US National Defense Strategy, 2005)

Publications

Bilan 2008 de la politique de sécurité et de défense de l’Union européenne

Défense & Stratégie n°25, hiver 2008

Language of the original publication: French

L’année 2008 fut celle d’un triple anniversaire et d’une double illusion en matière de défense européenne. Il y a quinze ans,  l’entrée en vigueur du traité de Maastricht marque le lancement officiel de la PESC (politique étrangère et de sécurité commune), assortie de la perspective d’une éventuelle future composante défense. Celle-ci commence à finalement prendre corps cinq ans plus tard, avec la déclaration franco-britannique de Saint-Malo du 4 décembre 1998, suite à la levée du veto anglais sur la mise en route d’une politique de défense dans les cadres institutionnels de l’Union.  A partir de cet acte fondateur, consacré par les Quinze six mois après, une cohabitation UE-OTAN va progressivement se substituer au dogme et au monopole OTAN dans « l’architecture de sécurité européenne ». Malgré la vitesse fulgurante avec laquelle les différents éléments de cette nouvelle « politique européenne de sécurité et de défense » (PESD) se mettent en place, il faudra encore attendre cinq ans pour voir, en 2003, le lancement des premières opérations dans le cadre de la  PESD, suspendues jusque-là à la définition d’un modus vivendi rudimentaire et à la conclusion d’un accord formel avec l’Alliance atlantique.

Des deux illusions qui planaient tout au long de l’année 2008  sur l’Europe de la défense, la première concernait la prétendue fin des préventions (pour ne pas dire obstructions) américaines en la matière. Les messages semi-officiels envoyés depuis de longs mois de l’autre côté de l’Atlantique ont enfin été confirmés par les propos tenus en février, à Paris puis à Londres, par l’ambassadeur des Etats-Unis auprès de l’Alliance atlantique. Le soutien affirmé par Mme Victoria Nuland en faveur d’une montée en puissance de la défense européenne fut unanimement applaudi et interprété comme un retournement radical de la position américaine. En réalité, si changement il y a, c’est un changement en trompe-l’œil. Lorsque les grands titres de la presse saluent Mme Nuland qui se prononce pour un renforcement des capacités européennes, ils ont tendance à oublier que Washington a toujours été encourageant, voire pressant à ce sujet. Pourvu que ces capacités restent suffisamment encadrées, les Etats-Unis sont plus que contents de voir leurs alliés bien équipés pour les épauler sur le terrain, a fortiori si c’est avec du matériel  américain. 

Full text: http://mjp.univ-perp.fr/defense/ds25.pdf

(Hajnalka Vincze, Bilan 2008 de la politique de sécurité et de défense de l’Union européenne, Défense & Stratégie n°25, hiver 2008, 29,500 characters)

Back to Publications | Printable version

Rough translation into the following language:

Apropos

Launch of EUROPA, European geopolitical review in French. Please find link below, in the Recommended links section.

Next paper:

Assessment 2009 of EU defence policy.

 

Newsletter

 
COPYRIGHT © Hajnalka Vincze ALL RIGHTS RESERVED