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Etudes et analyses


La France du président Macron : avis de tempête à l’intérieur et croisée des chemins à l’extérieur
Foreign Policy Research Institute, E-Notes
10 mai, 2017


« On ne sort de l'ambiguïté qu'à son détriment », cette maxime souvent répétée par l’ancien président François Mitterrand sonne comme une mise en garde prémonitoire au lendemain de l’élection d’Emmanuel Macron en France.  En effet, les inévitables clarifications risquent d’être particulièrement compliquées pour un président dont la tournure « mais en même temps » est devenu comme une marque de fabrique de sa campagne.

Le Royaume-Uni face au changement de paradigme dans la sécurité transatlantique
Written Evidence UK Parliament Defence Committee
14 mars, 2017


Après Varsovie : l’OTAN au sommet de ses contradictions
Défense & Stratégie n°40, automne 2016
19 déc, 2016


Au sommet de l’OTAN à Varsovie, l’objectif affiché était de démontrer, comme le dit le dernier paragraphe du communiqué final, « notre unité, notre solidarité et notre force ». Or sur chacun des trois points, il demeure de sérieux doutes. Qu’il s’agisse de l’unité (faire front commun face aux menaces), de la solidarité (une attaque contre l'un des membres est considérée comme une attaque contre tous) ou de la force (sur ses volets anticipation, décision, action), l’attitude des alliés témoigne de profondes contradictions.

Les points de blocage lancinants de l’Europe de la défense
Note IVERIS
14 déc, 2016


"Jamais depuis le lancement de la défense européenne les circonstances ne lui ont été aussi favorables qu’aujourd’hui. Le vote du Brexit a mis sur la touche les éternels poseurs de veto britanniques, et l’élection de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis a brusquement mis en lumière les incertitudes liées à une posture de dépendance et de suivisme. Qui plus est, ces deux événements majeurs surviennent dans un contexte où déjà tout plaidait pour une véritable prise en compte des enjeux de sécurité et de défense par les Européens."

Ariane 6 : le début de la fin pour l’industrie spatiale européenne ?
Note IVERIS
01 janv, 2016


Atout stratégique par excellence, le lanceur Ariane est le symbole même de l’Europe spatiale. Fait plutôt rare, c’est un succès à la fois politique, technologique et commercial. Or il risque aujourd’hui d’être détricoté, suite à un transfert inédit de contrôle et de compétences de l’Etat vers des industriels privés.
L’OTAN cherche à contourner la règle du consensus
Note IVERIS
25 aout, 2015


Le jour s'approche-t-il où l’Amérique pourra, de son seul fait, entraîner l’ensemble de l’OTAN dans une guerre ? La question n’est hélas pas aussi surréelle qu’elle n’y paraît. A la réunion ministérielle de l’Alliance, fin juin, le SACEUR (commandant suprême) « a reçu l’autorité d’alerter, de mobiliser et de préparer les troupes » de son propre chef, en attendant le feu vert du Conseil pour le déploiement sur le terrain. Mais soyons réalistes : les troupes déjà sur le tarmac, les avions prêts à décoller, les tambours battants – difficile d'imaginer comment un Etat membre réticent oserait, à ce stade, monter au créneau pour arrêter la machine de guerre de l’Alliance.
L'Alliance atlantique face à la crise ukrainienne (Bilan du sommet de l OTAN au pays de Galles)
Défense & Stratégie n°36, automne 2014
13 nov, 2014


Quelques extraits de l’article « L’Alliance atlantique face à la crise ukrainienne : la réatlantisation de l’Europe (Blian du sommet de l'OTAN au pays de Galles) », qui vient de paraître dans la Revue Défense & Stratégie.

« D’après le discours officiel, le sommet de 2014 de l’Alliance  aurait « largement changé d’orientation »  à la suite de la crise russo-ukrainienne. En réalité, chacune des supposées nouvelles orientations, chacun des soi-disant changements (tous liés, d’une manière ou d’une autre, au retour en force de la défense collective à travers l’article 5) n’est que la reprise de thèmes et la réaffirmation de priorités qui avaient été prévus depuis longtemps. »

Pente glissante : la réatlantisation de l Europe de la défense
The Federalist Year LV, 2013
31 déc, 2013


La réatlantisation de l’Europe de la défense est en marche.[1] Que ce soit la crise en Ukraine, offrant visiblement un formidable prétexte aux efforts de rebond de l’OTAN ; ou notre inexorable enfermement dans le piège de la coopération avec l’Amérique en matière d’armement ; ou les pressions qui s’accentuent pour civilianiser la PSDC y compris ses groupements tactiques ; ou encore le nouveau discours de symbiose transatlantique ; il s’agit à chaque fois de manifestations palpables d’un choix délibéré de la part des élites euro-occidentales. Un choix qui va pourtant à contre-courant de ce que dicteraient les événements, le bon sens, nos intérêts et notre dignité. Sans parler du désir (assez peu perceptible, il faut le dire) de tenir, tant bien que mal, notre place dans la « mêlée mondiale »

Les politiques d’armement en Europe à travers l’exemple de l’affaire BAE Systems-EADS
Défense & Stratégie n°33, automne 2012
15 nov, 2012


La tentative de fusion entre British Aerospace System (BAESystems)[1] et European Aeronautic Defence and Space Company (EADS)[2] a échoué malgré les louanges de la presse et en dépit du soutien que lui apportaient, sous le double slogan de « l’Europe » et de « l’efficacité/rentabilité », à la fois les politiques et le monde des affaires. Cet échec fut-il inéluctable ou le fruit d’un heureux concours de circonstances ? Une chose est certaine : qu’il s’agisse de ses acteurs, de son ambition ou de sa méthode, derrière la prétendue logique d’une telle fusion, transparaissent de toutes autres considérations.

L’échec de la fusion BAE-EADS : que reste-t-il après une tentative de trahison ? L’intention…
Theatrum Belli
19 oct, 2012


La faillite du projet de fusion BAE-EADS fut accueillie par un mélange de déception, de tristesse et de noble fureur par la quasi-totalité des commentaires. Déception et tristesse pour l’Europe, supposée être la grande perdante de l’affaire, et fureur contre les Etats égoïstes, qui auraient manqué cette superbe occasion rien que pour satisfaire leurs vilains intérêts. En y regardant de plus près, ce poignant récit devient exactement son inverse. L’Europe devrait être soulagée d’avoir reçu une seconde chance avant de se réveiller un jour pour voir son secteur stratégique télécommandé depuis Washington par le duo Pentagone-Maison Blanche. Et le seul reproche que l’on puisse faire aux gouvernements (à part leurs mobiles, parfois bien piteux au regard des enjeux), c’est qu’ils n’ont pas été plus fermes.  

Autonomie ou assujettissement : la dimension militaire de l'impératif de souveraineté européenne
Europa, n°1, novembre 2009
15 nov, 2009


Aussi complexe que puisse paraître le sujet indiqué dans le titre, le point de départ de l’analyse peut être réduit à trois constats simples. Dès qu’il s’agit de souveraineté, nos rapports avec l’Amérique sont au cœur du problème. Or, les relations transatlantiques ont pour caractéristique fondamentale la dépendance européenne. Or, l’indépendance est la condition sine qua non de la crédibilité et du libre-arbitre ou, en d’autres termes, de l’existence même au sens géopolitique.

Parapluie ou hara-kiri ? – la présence nucléaire américaine en Europe
Contradictions n°129 (Paix et désarmement)
09 oct, 2009


Bien trop souvent, on est tenté d’assimiler la présence nucléaire américaine en Europe à sa seule dimension tangible. A savoir le stationnement de quelques centaines de bombes US sur le sol de cinq pays du continent européen, dans le cadre de l’OTAN et de son soi-disant « partage nucléaire ». Et on a tort de le faire.

Le Général face à l OTAN: une analyse toujours actuelle
La Lettre Sentinel n°51, avril 2009
01 avril, 2009


Une des formules récurrentes dans les discussions sur le plein retour de la France à l’OTAN, quoique admise de tous côtés comme une évidence, mérite néanmoins que l’on s’y arrête un instant. Il s’agit du contexte géostratégique qui aurait subi, paraît-il, d’énormes changements. De prime abord, c’est un truisme: l’URSS a disparu, la guerre froide est terminée, l’Europe de la Défense créée – si bien que le Général de Gaulle et ses chamailleries avec l’OTAN semblent résolument appartenir au passé. En réalité, aucune des mutations, certes indiscutables, de ces quarante dernières années n’est de nature à remettre en question le bien-fondé de la décision de 1966. A y regarder de plus près, on dirait plutôt qu’elles le confirment.

L'Europe face à un monde multipolaire en déséquilibre
The Federalist Year LI, 2009
07 mars, 2009


La place de l’Europe est loin d’être assurée sur l’échiquier géopolitique, actuellement en pleine reconfiguration. Pourtant, cela fait déjà un bon moment que les évolutions en cours sont amorcées et que les grandes lignes de ces mutations se dessinent de manière plutôt limpide. Ce que l’on désignait, au lendemain de la disparition de l’Union soviétique, comme « le moment unipolaire » touche inexorablement à sa fin, n’en déplaisent à ceux qui voulaient, et pour certains voudraient encore, y placer tous leurs espoirs. Les Etats-Unis, toujours soucieux de maintenir leur leadership dans les affaires de la planète, ont été longtemps agacés d’entendre parler de « monde multipolaire ». Ils y voyaient l’expression codée d’un complot anti-américain. Auquel agacement les responsables européens, en particulier français, n’avait de cesse de rétorquer qu’il s’agissait non point d’un projet, mais d’un constat tout simple.

Bilan 2008 de la politique de sécurité et de défense de l’Union européenne
Défense & Stratégie n°25, hiver 2008
31 déc, 2008


L’année 2008 fut celle d’un triple anniversaire et d’une double illusion en matière de défense européenne. Il y a quinze ans,  l’entrée en vigueur du traité de Maastricht marque le lancement officiel de la PESC (politique étrangère et de sécurité commune), assortie de la perspective d’une éventuelle future composante défense.

Bilan 2007 de la politique de sécurité et de défense de l’Union européenne
Défense & Stratégie n°22, janvier 2008
20 févr, 2008


Le petit tour d’horizon qui suit se propose de résumer les principaux développements de l’année 2007 en matière de Défense européenne. Pour ce faire, deux remarques préliminaires s’imposent. La première est terminologique ; elle concerne la dénomination PESD (politique européenne de sécurité et de défense) utilisée jusqu’à aujourd’hui, y compris dans cet article. Elle deviendra, une fois le nouveau traité ratifié, la PSDC (politique de sécurité et de défense commune). La deuxième remarque consiste à souligner que les développements et les débats au cours de l’année 2007 continuent à graviter autour du concept le plus controversé de la Défense européenne, à savoir le terme « d’autonomie ».[1]

Europe européenne ou Europe atlantique : une question de «préférence»…
La Lettre Sentinel n°47, octobre 2007
31 oct, 2007


Ces derniers mois ont vu le retour en force du bon vieux débat « protectionnisme » versus libéralisme. Autrement dit, sur les rôles respectifs du politique et de l’économique, ou encore la face à face entre logique de puissance et logique du marché. Avec la question implicite sur la nécessité d’une « préférence européenne », et la mise à nu immédiate des contradictions inhérentes du credo libéral-atlantiste.

Le syndrome UE-OTAN: coup de projecteur sur les réalités transatlantiques
Journal of Contemporary European Research Vol3 I2
21 sept, 2007


Contrairement aux deux courants dominants, quoique diamétralement opposés, des pronostics qui furent très à la mode il y a quelques années, il apparaît de plus en plus clairement que les casse-tête liés à la problématique UE-OTAN sont appelés à durer. Ceux qui, au vu des difficultés initiales à établir des relations mutuellement acceptables entre les deux organisations, parlaient de « maladies de jeunesse » susceptibles de céder la place, avec le temps, à une insertion harmonieuse du nouveau-né « PESD » (politique européenne de sécurité et de défense) dans le système atlantique, ont eu tout aussi tort que ceux qui y voyait encore une nouvelle occasion pour sonner le glas de l’Alliance atlantique. Hélas, pour l’heure et dans un avenir prévisible, aucun des deux scénarios ne semble près de se réaliser.

Les questions d’armement sous un éclairage transatlantique
Présentation à l’Université d’été du CIFE-IEHEI
04 sept, 2007


Après avoir relevé quelques enjeux liés au secteur de l’armement, un bref rappel historique propose de clarifier le contexte des débats actuels. On abordera ensuite certaines caractéristiques générales de l’industrie de défense américaine d’une part, européenne de l’autre. Finalement, des mythes trompeurs seront décryptés, notamment  l’imposture de l’« écart » technologique, la sainte horreur inspirée par la notion d’« Europe forteresse » et l’éloge tendancieux de la « complémentarité ».

Levée de bouclier(s) : interrogations autour du projet américain de défense antimissile
La Lettre Sentinel n°45, mars-avril 2007
06 avril, 2007


Durant la dernière année de l’administration Clinton et les neuf premiers mois de l’équipe Bush au pouvoir, un large consensus s’était dessiné dans les conférences d’experts et les réunions semi-officielles des deux côtés de l’Atlantique : tout le monde fut d’accord pour dire que la NMD (National Missile Defense) allait devenir « le » grand sujet de controverse des mois et années à venir.

Champs de bataille otaniens après le sommet de Riga
La Lettre Sentinel n°43-44, janvier-février 2007
09 févr, 2007


Le sommet de Riga de l’OTAN, fin novembre dernier, fut l’exemple type du non-événement spectaculaire. Frappant surtout par le contraste entre les attentes aiguisées par la publicité faite à la rencontre des 26 chefs d’Etats et de gouvernement d’une part, et le bilan piteux de la réunion de l’autre. Les effets d’annonce prévus pour l’occasion avaient peu à peu laissé la place à la réalité envahissante que constitue la déplorable situation des alliés en Afghanistan. Celle-ci n’étant, par ailleurs, que l’un des (très) nombreux symptômes du malaise grandissant au sein de l’Alliance.

Article 296: ami ou ennemi?
EuroFuture Magazine, Winter 2006
01 janv, 2007


Le secteur de l'armement est le champ stratégique par excellence, que ce soit en termes géopolitiques, économiques ou technologiques. Du fait de la coïncidence entre les questions les plus abstraites liées à la souveraineté et la nature la plus tangible des produits (origine, composition, conception), les politiques poursuivies dans ce domaine sont particulièrement indicatives de, et déterminantes pour, la direction que l'Europe est sur le point de prendre.

L'article 296 du TICE : obstacle ou garde-fou ?
Défense & Stratégie n°18, octobre 2006
31 oct, 2006


Assiégé de toutes parts, l’article 296 (ex-article 223) du traité instituant la Communauté européenne apparaît pour certains comme un anachronisme. En établissant une dérogation générale au droit communautaire dans le domaine de la production et du commerce du matériel militaire, il serait l’incarnation même d’un « protectionnisme » hideux, rétrograde, anti-marché et anti-européen.

Devenir souple pour maintenir l’ensemble: la logique et les pièges du concept d’«intégration différenciée »
The Federalist, XLVIII, 2006, N° 1
28 oct, 2006


Le présent article donne un bref aperçu des aspects terminologiques, historiques, théoriques et politiques des scénarios « d'intégration différenciée ». Il part du fait que si la « flexibilité » est le seul moyen de consolider l'acquis et de poursuivre le projet d'intégration, la différentiation ne mène pas automatiquement à une Europe plus ambitieuse, plus puissante et plus européenne. Afin d’assurer un tel résultat, les pionniers de la flexibilité doivent prêter une attention particulière à deux critères cruciaux.

Prospective sur la défense européenne
Biztonságpolitikai és Honvédelmi Kutatások Központ
06 aout, 2006


Il convient d’abord de souligner que ni les élections françaises de 2007, ni celles aux Etats-Unis en 2008 n’altèreront de manière notable – c’est-à-dire outre les gestes et effets d’annonce programmés pour ces occasions – les orientations traditionnelles de la politique étrangère et de sécurité des pays en question. De même, les péripéties du nouveau traité européen, le rythme effectif de la fuite en avant de l’UE par l’élargissement, et les multiples initiatives transatlantiques basées sur des changements d’emballage à Washington sont parfaitement secondaires du point de vue de l’évolution réelle de la construction européenne et de nos relations avec les Etats-Unis.

La relation « Islam-Occident » : deux mondes ?
Globális biztonsági kihívások (ed. Tarrósy I.-Glied V.)
25 avril, 2006


Lorsque l’on examine les rapports entre civilisations, il faut avant tout clairement distinguer les acteurs étatiques pourvus du droit et de la capacité à l’action politique, et les sphères culturelles d’envergure et de cohésion variables, lesquelles ne le sont pas. Comme l’avait observé l’excellent analyste américain, William Pfaff : « Aucune de ces civilisations, assez arbitrairement définies, n’est ou n’a été, en tant que telle, une entité ou un acteur politique. Les nations agissent. Les gouvernements font des guerres. Mais les civilisations ne sont pas des unités politiques et aucun indice ne prouve qu’elles le deviendront. » Ceci ne signifie nullement, on le verra par la suite, une quelconque sous-estimation des facteurs culturels et identitaires.

Petit aperçu sur la politique étrangère, de sécurité et de défense de l’Union européenne
Etudes et analyses, 08 avril, 2006

D’après la fameuse phrase prononcée au début des années 1990 par le ministre luxembourgeois des Affaires étrangères, Jacques Poos, l’UE est « un géant économique, un nain politique et un ver militaire ». Si cette définition est loin d’être tout à fait fausse, elle n’en a pas moins besoin d’une mise à jour et, surtout, d’une bonne dose de clarification.
Les relations transatlantiques à la lumière des industries d’armement
Lecture at Jozsef Antall Foundation, Corvinus University
05 avril, 2006


Les limites du présent cadre ne permettent que d’esquisser une vue d’ensemble forcément approximative des processus politiques et des enjeux stratégiques qui se trouvent derrière les dossiers d’armement. La ligne directrice en est simple : dans le domaine des industries et des technologies d’armement, il s’agit des bases matérielles de la souveraineté, autrement dit des piliers concrets de la capacité autonome de décision et d’action. Chacune des mesures en matière de recherche, de développement, de production et d’acquisition est une décision politique au sens le plus strict du terme. C’est en cette qualité qu’elle doit être appréhendée et transférée du cercle restreint des spécialistes vers la place publique. Car les décisions politiques méritent débat politique.

L'Europe en cercles multiples: variations sur le thème de l intégration «flexible»
Külügyi Szemle 2005/3-4
15 nov, 2005


La présente analyse étudie l’un des points cruciaux des débats sur l’évolution de l’Union européenne, à savoir la problématique de la « différenciation ». En soulignant au sujet de cette méthode d’intégration connue sous les noms de « Europe à plusieurs vitesses », « noyau dur » ou « Union à géométrie variable » qu’elle n’est en soi ni positive, ni négative. La question de savoir si la montée en puissance de la différenciation mènera à la désintégration ou à la redynamisation de l’intégration dépend in fine de deux choses : au service de quelle politique et suivant quelles modalités les mesures visant à la flexibilité seront-elles mises en œuvre.

Les relations UE-OTAN: entre coopération nécessaire, compétition inhérente et l’inéluctable changement de paradigme
Az Észak-atlanti Szerződés Szervezete a változás korában
15 aout, 2005


Les relations UE-OTAN ne sont qu’un symptôme. Elles reflètent d’un côté l’épreuve de force entre les deux rives de l’Atlantique et, de l’autre, la schizophrénie intra-européenne. Au centre de ce bras de fer complexe, il y a une seule question cruciale et un seul véritable enjeu : l’autonomie européenne. Pour ce qui est du prétendu choix à faire entre coopération ou compétition UE-OTAN, c’est un faux dilemme. Dans l’état actuel des rapports de force, les deux sont inévitables.

Les dilemmes du gardien du temple : la France et l'élargissement de l’Union européenne
Európa 2002, 2004/4
15 déc, 2004


Du point de vue français l’élargissement ne peut pas reléguer au second plan l’aspiration à l’indépendance et à la prospérité européennes. Au contraire : l’adhésion des PECO doit se faire de façon à servir la sauvegarde du modèle européen et le renforcement de la souveraineté de l'Europe.

Perspectives et limites de l’Union européenne dans la lutte contre le terrorisme
Európai Szemle, 2004/2
01 aout, 2004


Par pure coïncidence, c’est à Madrid, en décembre 1995 que le sommet de l’UE eut lieu où les chefs d’Etat et de gouvernement des Quinze ont affirmé, pour la première fois, au sujet du terrorisme tout ce qu’ils ne pouvaient que répéter huit ans après – à la suite des attentats du 11 mars 2004.

Visions et contre-visions, ou sur les contradictions fondamentales des relations transatlantiques
Külügyi Szemle 2003/4
01 déc, 2003


La crise irakienne n’a fait que révéler au grand jour les tensions structurelles des relations euro-américaines, couvées depuis des décennies et devenues plus épineuses après la fin de la période bipolaire. Outre la pseudo-vision officielle et les visions d’occasion représentées par les inconséquences allemandes, les deux grandes visions, concurrentes l’une de l’autre, sur l’Europe, les relations transatlantiques et l’ordre international sont défendues par la Grande-Bretagne et la France.

Au-delà du symbolisme : la première opération militaire de l'UE vue dans son contexte
Die Deutsche Gesellschaft für Auswärtige Politik
01 juil, 2003


A casual observer of Concordia – code-name for the European Union’s first-ever military operation, conducted in Macedonia – would be first impressed by the abundance of symbols in almost every aspect of the mission. Not only do the politicians’ declarations put the emphasis on the „symbolic European message” carried by the operation[1] or present it as a „significant step forward in the long process of European integration”[2], but also the EU seems determined to plant its blue flag all over the place in order to increase its visibility – a goal explicitly identified as one of the key objectives of the mission.[3]

Brèves
Actualités de la PSDC

La dernière Lettre de la Représentation militaire française...

Entretien à la veille du premier tour des présidentielles

J'ai eu le plaisir de discuter des prochaines élections présidentielles...

L’UE réclame la non-ingérence de la part de l’Amérique

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